Le soleil me donnerait-il des ailes ? C'est ce que je croyais encore ce samedi soir alors que mes petites guibolles n'avaient pas encore tout à fait récupéré de la veille. Après le dîner, à l'heure où d'habitude je me glisse entre les draps, l'envie de retourner pédaler me titillait à nouveau. Le souhait même de rouler indéfiniment, jusqu'à satiété. Mais je n'ai aucune idée du niveau à laquelle elle se situe. Il n'y a bien que les passionnés qui peuvent comprendre ça...

 

Bref, quelques SMS à mon entourage ; environ une dizaine de cyclistes susceptibles d'être libres le dimanche matin au départ de Roquefort-Les-Pins ; envoyés sur le coup des 21h00, sans vraiment attendre de réponses. Je vous avouerais qu'à partir de 20h00, mon propre téléphone est sur silence. Vous pouvez m'envoyer tous les messages que vous voulez, je ne les vois pas !

Finalement, la moitié des contactés m'ont répondu. Et s'il n'en reste qu'un, ce sera mon ami Christophe ; partant pour escalader le Col de Vence sous un soleil radieux.

Nous démarrons à 8h30. Vallon Rouge, Pont-Du-Lac en mode tranquille. Sur 2 Km parce qu'après j'ai mon Garmin qui m'annonce que je suis en avance sur mon PR. Rapidement l'avance s'accroît ; jusqu'à 45 secondes avant d'arriver au carrefour fatidique. Du coup je me suis mis dans le rouge tout de suite, et Christophe dans ma roue aussi. Âge mental : 30 ans.

Si nous voulions aller au bout, il fallait bien calmer le jeu. C'est donc au train que nous commencions l'ascension vers Gréolières. Un train un peu plus rapide pour Christophe et ses 50 kilos quand il pleut. D'autant plus qu'il grimpe avec un triple plateau ; sa cadence de pédalage est digne de celle d'Armstrong dans la montée de l'Alpes-D'Huez en 1998. Mais lui n'a pas de moteur !

A nous deux, nous sommes revenus sur de nombreux cyclistes, et même un vélo électrique ! De salutations cordiales en non-réponses de compères mal éduqués, nous atteignions Courmettes avec une cible à atteindre en point de mire. Du coup nous avons tiré gros plateau sur les deux derniers kilomètres. Âge mental : 25 ans.

Sur le replat avant d'arriver au Col de Vence, je levais le pied car il me semblait bien que mes jambes commençaient à ressentir la fatigue de l'avant-veille. Christophe s'envolait vers les cieux, escaladait les trois dernières rampes façon Bahamontès en 1965 dans le Galibier (cherchez pas les références, j'y suis allé au pif !). Pour ma part j'appuyais autant que possible sur les pédales, mais j'étais bel et bien scotché à la route. Je stoppais au panneau essoufflé comme un boeuf. Âge mental 20 ans.

 

 

Il ne nous restait plus qu'à glisser dans le toboggan surpeuplé de deux roues ; avec et sans moteurs ; avec et sans essence ; et même avec des moteurs à essence qui ne passent plus le contrôle antipollution ! Nous avons apprécié de ne pas avoir grimpé par ce versant en respirant les gaz d'échappement...

Un petit stop à la fontaine de Vence, deux blagues potaches aux autres cyclistes et on poursuivait vers Saint-Paul à vive allure. Enfin j'ai essayé de suivre Christophe dans le faux-plat montant, mais il était passé en mode Francesco Moser en train de tenter son record de l'heure. Âge mental : 15 ans.

Et puis il a bien fallu que l'on remonte sur notre beau village. Deux petits kilomètres avec les jambes lourdes. Très lourdes, même. J'ai vu Christophe monter en danseuse comme Virenque ; mais pas longtemps. Caché par les virages. Il m'attendait au Petit-Eloi, frais comme un gardon.

 

 

Je crois qu'il a eu sa revanche sur la sortie du week-end dernier. Âge : 49 ans. (et mon poids je le garde pour moi !)

 

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