Tu m'as manqué, et ce ; malgré tes années et la fragilité de ta santé qui m'avaient dans un premier temps lassé. C'est pour cela qu'il y a trois mois, énervé, je t'avais dépouillé et remisé au fond du garage, pour ne plus te toucher jusqu'à hier...

 

Les premiers jours après notre brouille, je ne te regardais même plus, ne te voyais même plus. Je voulais t'oublier, te rayer de ma vie. Je souhaitais même te quitter et trouver mieux que toi. Plus jeune, et sûrement moins fragile.

J'ai fait appel au monde entier, sans grande conviction, ni même réelle espérance. Et il faut croire que tu as reçu le soutien de tous ces inconnus qui me lisent et pensent que nous deux c'est une trop belle histoire pour qu'on se sépare de la sorte.

Alors j'ai recommencé à te jeter quelques petits regards fugaces quand je m'autorisais quelques infidélités avec ta cousine. Escapades amoureuses exclusives qui n'auront duré qu'un été et qui ne t'auront pas inquiété outre mesure puisque tu sais qu'entre vous deux, il m'est impossible faire de choix. Pourtant tu n'éprouves aucune jalousie et je peux t'assurer que c'est réciproque. C'est ainsi, nous formons un ménage à trois. Et je réalise ô combien tu as du m'attendre contre le mur gris du garage.

Plus tard, l'idée d'entamer un long traitement qui te remettrait sur pieds et te soignerait a fait son chemin dans mon esprit, même si faire une croix sur une nouvelle idylle ne me réjouissait pas trop encore. C'était un peu comme ces hommes avançant dans l'âge et qui décident de quitter leur épouse pour une jeune femme. Il y a l'attrait de la nouveauté et du modernisme, et puis après ils se rendent compte que ça coûte cher à l'entretien.

Petit à petit, je me suis dit que te soigner une nouvelle fois serait plus économique, toi qui te moques tant de ces temps mercantiles où le paraître l'emporte sur l'efficacité parfois. Je me suis donc mis en recherche de tout ce qui pourrait te soigner, des médicaments adéquates à ta rémission ; sans compter sur une quelconque aide et/ou remboursement social et/ou mutuel.

Heureusement, il y a la pharmacopée étrangère, et puis il y a surtout les amis. Je t'ai donc trouvé assez rapidement de quoi augmenter ton confort quand je te violente un peu ; ainsi que de quoi te garder dans le droit chemin si jamais tu osais le quitter.

Après quelques jours de traitement, quelques jours où je venais à ton chevet pour vérifier ton état de santé ; tu as fini par guérir. Dès lors, je n'étais qu'impatience. Je comptais les minutes qui nous séparaient encore de nos retrouvailles. Je ne craignais même plus le regard réprobateur de ta voisine de garage au moment où je viendrais poser mes mains sur ta croupe, puis te saisir les poignets pour te chevaucher. Calmement pour commencer. Histoire de vérifier que tu as bien récupéré de ta trop longue période d'inactivité. Ensuite viendrait le temps de te brutaliser un peu plus et de voir jusqu'où la fougue de tes années peut encore te pousser.

 

 

C'est hier qu'à eu lieu l'étreinte de nos retrouvailles. A la minute où je t'ai possédé, j'ai su que c'était comme si nous ne nous étions jamais quittés. Mais j'ai tenu parole, je ne t'ai pas brusqué tout de suite. Et quand j'ai senti que tu avais envie de jouer comme tu en as toujours eu envie, alors j'ai lâché la bride et nous nous sommes laissés aller à une étreinte qu'il m'est interdit de décrire ici.

 

 

Une chose est sûr : "l'antiquité" ce n'est peut-être pas toi. Je t'aime ma "petite-reine-tout-terrain".

 

 

 

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