Avion de Chasse VS Vieux Coucou

J'ai pris deux claques hier soir sur le vélodrome de Cannes-La-Bocca. Le premier après une dizaine de tours d'échauffement ; le second à la lecture de mes statistiques. Explications...

La première baffe, j'aurais du m'y attendre. Je crois même que j'ai plutôt tendu la joue pour la recevoir.

Quand je suis arrivé sur l'anneau avec la gueule enfarinée du mec qui à déjà froid aux doigts parce qu'il a pas osé mettre ses gants longs et encore moins ses couvre-chaussures, il y avait un triathlète - déjà aperçu la semaine dernière il me semble - qui apparemment s'échauffait également, mais déjà bien plus vite que moi. Je l'ai laissé me dépasser trois ou quatre fois tout en accélérant mon rythme au fur et à mesure que mes muscles entraient en température. Je crois que lui aussi accélérait dans le même ordre d'idée.

Puis d'autres cyclistes sont arrivés, ont vite chauffé à mon humble avis et ont rapidement pris ma roue. Pour ne plus la lâcher sur trois ou quatre tours. OK j'étais plus chaud qu'eux, mais de là à ne pas prendre les relais rapidement, j'ai bien compris que j'allais y laisser mon énergie.

Quitte à bouffer des watts, autant que ça soit un peu plus vite et dans la roue d'un lièvre.

Devinez quelle idée saugrenue j'ai eu ? Bingo ! Sauter dans la roue du triathlète maintenant lancé dans son contre-la-montre contre lui même : lui avec un vélo profilé, roue lenticulaire (qui fait "cha-ouf - cha-ouf - cha-ouf"... à chaque tour), guidon aérodynamique et tout le toutim ; moi avec mon - tant aimé - Scott CR1...

J'ai tenu... 850 mètres dans le sillage de l'avion de chasse et je suis rentré bien sagement dans les traînées du vieux coucou qui est revenu sur moi le temps que je récupère et mon souffle et mes jambes en feu. Ensuite j'ai quand même montré à ces autres Messieurs que je pouvais rester le patron de cet aéronef vieillissant, mais qui ne compte pas encore rejoindre la casse.

J'ai abusé du nombre de relais pris en tête. Sur 10 ou 12 bonhommes en peloton, nous n'étions que 3 à rouler devant ; dont un a commencé à sprinter à chaque passage de la ligne de chronométrage. Je me suis amusé à lui coller aux fesses sur 2 tours avant de commencer à rendre les armes. Je roulais depuis 45 minutes maintenant et la fatigue commençait à se faire sentir.

Je suis sorti du peloton et j'ai mouliné durant 15 minutes. L'avion de chasse m'a dépassé encore une bonne dizaine de fois. C'est beau un couple homme-machine qui démontre autant de puissance et de fluidité... Mais de là à le prendre en photo ou faire une vidéo, y'a des limites quand même ! Les triathlètes et moi on n'est pas très psycho-compatibles.

 

 

 

 

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