Comme vous pouvez le constater à l'heure où j'écris ces lignes, les orages éclatent quasi quotidiennement dans l'arrière pays Grassois depuis une bonnes dizaine de jours. J'en parle régulièrement avec un passionné de mycologie qui bosse à quelques mètres de mon lieu de travail et qui revient du petit village de Roure avec 20 Kg de trompettes de la mort (photos à l'appui) ! Si les sols sont secs dès que la mer est visible, passé les premiers cols, les orages ont bien arrosé et d'après lui les premiers champignons sont de sortie...

Je me suis donc décidé ce matin à tenter ma chance, sans pour autant aller jusqu'à Roure. Avec mes trois fils, j'avais d'abord pensé aller du côté de Saint-Vallier, mais arrivés au pied de l'ascension vers Caussols via Gourdon et le Col de L'Êcre, je me suis dit qu'il serait aussi rapide de rejoindre Andon. J'ai donc garé la voiture juste après l'intersection de la D5 à la source du Loup, et nous avons pris le premier sentier de randonnée pédestre qui se présentait, direction le Col de Baisse.

Comme je m'y attendais, la terre était détrempée et le sentier présentait des traces de fortes alluvions. Nous étions en plein dans une forêt de pins et les sols étaient acides à souhait pour y récolter au moins des sanguins.

Après 30 minutes nous avons bien vu quelques spécimens de champignons inconnus de ma science, mais rien de franchement comestible il me semble. Au sortir de la première forêt, le panier demeurait vide.

Au diable les champignons ! Le paysage était magnifique et les enfants ne semblant pas rechigner à continuer l'ascension, je leur pointais du doigt le Col de Baisse devant nous et reprenions notre marche.

 

 

Dans la seconde forêt nous effectuions 2 petites boucles hors sentier à la recherche de bois morts et couchés au sol, lieu de prédilection pour le développement des champignons. Mais rien de rien.

Tout à coup, je relève la tête pour trouver un itinéraire entre les buissons et je me retrouve avec un chien patou devant moi à une vingtaine de mètres. Avant que les enfants ne montrent quelque angoisse, je m'adresse au canidé d'un ton joueur du style :

"Elle est où la baballe ?"

...en espérant qu'il ne me saute pas dessus illico-presto. Je fut immédiatement rassuré lorsque le chien a rapidement secoué la queue. Quelques secondes plus tard un vieux randonneur le rappelait auprès de lui et nous rassurait sur son caractère docile. Ouf !

J'en profitais alors pour discuter un peu des champignons. Il m'affirmait alors qu'il y en a eu à la lune précédente, mais qu'il faut désormais attendre la suivante.

Voilà l'explication !

Après l'avoir remercié, nous reprenions mes enfants et moi le chemin de la descente.

 

 

Têtes basses, nous retroussions chemin, non sans scruter encore les bas côtés du sentier. A 200 mètres de la voiture, un sanguin de toute première fraîcheur me sautait aux yeux ! Je m'empressais de lui couper le pied et de tourner et retourner dans tous les sens le bosquet dans lequel il était jadis niché. Plus rien de rien.

 

 

C'est pas dit qu'on retourne pas au même endroit d'ici la nouvelle lune. Le "vieux-sage" ne m'a jamais dit qu'il n'y avait pas de champignon du tout ici...

 

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