Il y a des journées comme celles-ci que l'on prévoit de longue date et qu'on voudrait parfaites. De ces journées dont on sait pertinemment qu'elles seront les dernières avant une longue pause et qu'il ne faut pas rater. On appelle ça "idéaliser". Hier était un jour comme celui-là ; mais je crois bien que nous avons fait preuve d'un peu trop d'optimisme et que la (tant attendue) bière de fin de journée nous a remis les idées en place. On a "réalisé".

 

Pourtant tout démarrait bien. Un ciel bleu azur, un greenfee aux petits oignons et la joie de retrouver mon frangin Arnaud et mes deux amis Lilian & Matthieu. Pour ma part, j'étais surtout soulagé après un seau de balles de practice, de constater que ma tendinite au coude gauche n'avait strictement rien à voir avec la pratique du golf depuis maintenant un an.

Et puis dès 16h09, heure précise de réservation, nous étions sur le pas de tir du trou n°1. Nos plans les plus optimistes nous laissaient espérer une partie qui se terminerait vers les 20h00-20h30 ; le temps de nous laisser encore un petit répit pour une pause au pool-house.

C'était sans compter la longueur du parcours : 5698m alors que la plupart du temps nous jouons sur des distances de l'ordre de 2000 à 4500m selon que l'on joue sur un 9 ou 18 trous. A ma connaissance, aux alentours du Golf d'Opio-Valbonne, il n'y a guère que le Golf de La Grande Bastide qui est encore bien plus long ; mais la seule fois où j'y ai posé les pieds nous n'étions que 3 joueurs et avions commencé la partie à 14h00 surtout.

C'était sans compter sur mon niveau : encore bien trop juste pour aligner bogey ou double-bogey. Je suis plutôt du genre à enfiler les triple ou quadruple ; quand je ne bâche pas complètement le trou après avoir perdu une ou deux balles dans les forêts alentours.

C'était sans compter sur nos différences de niveau : quand l'un frappe un excellent drive alors qu'il faut 3 ou 4 coups pour le suivant pour en faire de même ; le meilleur patiente. Souvent il cherche les balles du plus faible aussi.

C'était sans compter sur le fait que nous soyons quatre : Au fil de notre avancée et de nos échanges et même parfois discussions ; difficile de tenir un rythme de jeu et de maintenir un niveau correcte de concentration. La partie se joue alors bien plus en dilettante qu'en condition quasi-réelle de compétition.

C'était donc aussi sans compter sur les envies de chacun. Celui qui a du temps est prêt à en donner, mais celui qui en a moins espère l'optimiser. Pendant ce temps là, l'horloge tourne...

 

 

La vidéo ici : begude270418.mp4

 

Heureusement (et oui quand même) ; il y a ce superbe "Golf de La Bégude", un des mieux entretenus, des plus variés techniquement, des plus jolis ; tout simplement. Que ce soit au shop ou au pool-house, le personnel est agréable et souriant. Parait-il même que les menus du restaurant sont raffinés. Je vais devoir m'y attabler...

Il y a surtout et toujours ce plaisir de se retrouver. Ces petits sourires moqueurs dès que l'un de nous manque un coup, et ses exclamations de satisfaction lorsqu'un autre réussit un joli tir. Et ce cadre grandiose, cette nature verdoyante et printanière. Cerise sur le gâteau, la présence de la faune à l'état quasi-sauvage : faisans, canards, tortue, hérons... Un régal pour les yeux.

Et puis cette bière réconfortante. Impossible de s'en passer, alors même que 21h00 est passée et que les corps sont fatigués. Une excellente occasion pour le débriefing et celui-ci était plutôt bienvenu pour les raisons que je viens d'exposer.

Nous sommes tombés d'accord. Il n'est pas possible de jouer à quatre sur un long parcours en commençant à 16h00. Il n'est pas possible non plus de jouer un peu plus sérieusement. En tout cas je ne m'en sens pas capable. L'humour et les rires sont ma façon à moi d'oublier que je suis encore d'un piètre niveau.

Bref, l'heure des leçons de golf a sonné pour moi. Je vais profiter de la pause estivale obligatoire pour Arnaud et Lilian pour gommer les nombreux défauts accumulés en un an. Je jouerai cet été quelques parties avec Matthieu en fonction de nos disponibilités et de nos finances et mon niveau de jeu quelque peu ré-haussé, je pourrai opter pour une partie en toute décontraction ou un parcours plus appliqué et réfléchi ; où il est possible de prendre son temps pour se concentrer, même si le greenfee dépasse les 5000 mètres.

 

 

Et puis y'a bien une chose sur laquelle je n'ai aucun doute : quand on va se retrouver à la rentrée tous les quatre sur un 9 trous ; après un déjeuner frugal sur une terrasse ensoleillée, et une ou même deux bières bien fraîches pour terminer notre journée ; on aura sûrement oublié cette journée plaisante, mais néanmoins frustrante.

 

Note : Merci Matthieu pour les photos et les vidéos. Merci à tous les trois pour votre patience. Bon courage aux bosseurs estivaux. Je suis encore bien naze ce matin et ça doit se sentir dans ma prose, non ? ;)

 

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