Vous aussi vous en aviez assez de rester à l'abri, confortablement installés dans votre canapé à gober les conneries bétises débitées par votre télévision et obligés de boire une bonne bière pour oublier ? Moi oui. Sauf qu'il est rare que je pose mon cul dans le canapé, et encore moins quand la télé est allumée. Mais ce n'est pas pour autant que je ne m'ouvre pas une binouze de temps en temps...

Et justement le temps ; depuis ce début de printemps ; est exécrable pour les amoureux du deux-roues. De la flotte, du froid ; y'a même des tornades ! Aussi, quand la pluie cesse, le cycliste sort le bout de son nez. Et nous étions nombreux sur le bitume en ce dimanche matin à nous y croiser. Un peu moins à nous saluer, mais c'est une autre histoire...

Le hasard à fait que je croisais Arnaud & Christophe la veille et que nous décidions - après moultes tergiversations - de rouler ensemble. L'un est plutôt vététiste, l'autre coureur de trail ; mais tous les deux ont la même optique que moi : faire du sport entre amis et prendre du bon (beau ?) temps.

8h30, départ de Roquefort-Les-Pins. Mes deux acolytes partent en trombes, et moi qui suis un vrai diesel et qui chauffe en 5 bornes minimum, c'est le souffle coupé que je dépassais... la gendarmerie ! Au Rouret, mes jambes était chargées d'acide lactique et je ne pensais déjà plus qu'à enlever mon coupe-vent pour pouvoir respirer.

Pourtant j'avais annoncé à mes amis l'itinéraire de base de la journée : minimum 60 bornes et une belle montée sur Tanneron. Ça ne les a pas refroidi je crois. Moi de les voir partir si vite ; oui ! J'ai pensé être complètement à la ramasse avec mes séance de vélodrome hivernales et rien d'autre alors qu'ils ont pédalé et couru par monts et vallées de novembre à mars !

C'est vrai, piqué au vif, j'ai quand même voulu montrer qui était le patron dès que possible, c'est à dire dans la montée du collège du Rouret en espérant que la pente les freinerait. Et elle a freiné Arnaud, mais Christophe est resté dans ma roue.

J'avoue, Arnaud n'a pas les bons développements pour nos contrées vallonnées et montagneuses. Même s'il a remplacé sa cassette de plaine pour une plus adaptée aux pentes, son pédalier 42*52 reste handicapant. Il tire gros souvent et s'épuise.

Arrivés ensemble à Chateauneuf, direction Grasse puis Peymeïnade pour remonter tranquille sur Le Tignet et entrer dans le Var. Aux portes du lac de Saint Cassien, nous avons bifurqué à gauche pour remonter sur le village perché de Tanneron. Christophe menait la danse, je restais à quelques hectomètres et Arnaud résistait courageusement.

 

 

Malgré la route barrée pour une coulée de terre en travers de la route qui menait à Pégomas, il nous a été possible de passer en vélo. La descente faisait du bien à tout le monde et quand nous attaquions le remontée vers Mouans-Sartoux, je constatais que mes amis avaient quelques difficultés à suivre. J'ai d'abord pensé que Christophe souhaitait accompagner Arnaud pour cette avant-dernière ascension, mais il s'avère qu'il commençait aussi un peu à piocher ; lui le coureur en manque de vélo. Rien de bien plus normal.

L'ultime montée vers Plascassier a été assez calme pour mes amis. Je pensais pouvoir les tirer un peu, mais j'ai compris qu'ils n'en avaient plus les moyens après 50 Km déjà parcourus. J'enclenchais les watts après le premier kilomètre d'ascension. A l'arrivée au rond point de Plascassier mon nouveau GPS entonnait une petite mélodie et affichait (il me semble car j'étais dans un état second) un PR battu. sachant que je n'avait pas monté le 1er kilomètre à bloc, j'étais plutôt agréablement surpris. Maintenant en étudiant mes stats sur Strava, je ne vois aucune trace de cet évènement. [@Lolotte, si tu me lis, ça mérite une explication...].

Alors que nous mangions une barre énergétique, je demandais à Christophe s'il était astreint à rentrer de bonne heure et si ça lui disait ; une fois Arnaud raccompagné à son domicile ; d'entamer une boucle vers Villeneuve-Loubet pour remonter par Vallon-Rouge. Mais son idée de boire une bière avant de rentrer n'a pas été si mauvaise que ça. Et c'est chez Arnaud que nous avons pris soin de nous réhydrater ! 

 

  

 

Merci les amis pour cette belle sortie. Pas facile avec nos différences de niveaux et nos équipements tous différents de garder un rythme commun ; hein ? Mais je me suis régalé quand même et j'espère que vous aussi de votre côté.

A refaire !

 

 

 

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