Ou je perds la raison. Qu'est-ce qui peut bien me motiver à revenir deux jours consécutifs sur le vélodrome de Cannes-La-Bocca ? Je me le demande encore...

A part l'envie de pédaler sans risquer de me mettre en retard pour un rendez-vous à 18h00 au milieu de l'anneau ; je ne vois pas. C'est vrai il y avait aussi la petite déception de ne pas avoir réalisé de PR la veille alors que j'étais persuadé du contraire. Y revenir me permettait d'effacer cet échec.

Je me suis donc échauffé tranquillement. Comme un diesel diraient certains. Seuls deux papys pédalaient côte-à-côte sur l'extérieur de la piste en discutant le bout de gras. Je n'ai pas pris la corde avant de passer sur le gros plateau, mais l'enclencher n'a pas attiré plus de cyclistes et donc le moindre peloton.

 

 

N'en déplaise, après une bonne dizaine de tours je tentais un premier record de tour de piste : 1'16. Une seule seconde moins rapide que mon PR.

Je reprenais mes tours de pistes au feeling ; casque audio dans les oreilles pour écouter du bon son qui donne la pêche : ma playlist des Red Hot Chili Peppers.

Après un moment à prendre une photo puis divaguer dans mes pensées, je regarde un peu plus en détail mon compteur GPS : 47 minutes d'efforts ! Je ne les ai pas vu passer ! Je ne sens pas trop la fatigue des efforts de la veille (en ai-je vraiment fait ?) et je me dis que je retenterai bien un PR sur le tour de l'anneau. Je m'élance et me positionne en danseuse pour y rester sur plus de 800m.

Je franchis la ligne de chronométrage tétanisé et à bout de souffle. Temps : 1'15 ! Record égalé mais pas battu. Enfin faudrait voir les centièmes...

Je rejoins le petit vieux déjà présent quand je suis arrivé 50 minutes plus tôt pour être sûr de récupérer si je reste en sa compagnie. La discussion s'amorce. J'apprends alors que l'ancien a participé à Paris-Roubaix en amateur et qu'il lui est arrivé de parcourir jusqu'à 300Km ici même sur l'anneau de Cannes-La-Bocca pour s'y préparer !

C'est bien simple, après 20 minutes de récupération en sa compagnie, je sortais du tourniquet ; rangeais mon vélo dans le coffre de ma voiture garée sur la parking juste à proximité ; retrouvais mon fils à la fin de son entrainement de foot ; participais en sa compagnie à la réunion prévue à 18h00 ; sortais de cette même réunion 20 minutes plus tard, remontais dans ma voiture à 18h30 et papy ; imperturbable ; était toujours en train de tourner sur le même rythme ! Une machine.

 

 

De mon côté j'ai bien compris qu'au bout de 67 minutes (temps identiques sur ces deux jours) sur le vélodrome, je ne pense plus qu'à une seule chose : EN SORTIR !

 

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

URL de rétrolien : http://www.acturoc.fr/2029ouplus/index.php?trackback/839