Le Col de Vence avant la nuit

Ça y est ! L'heure d'hiver est arrivée ; et avec, la période de disette des cyclistes aux longues sorties. Il est vrai, en ce qui me concerne, je ne suis pas encore trop touché par cette frustration saisonnière. Mais de temps en temps j'aime prendre mes libertés sur une sortie de vélo qui dépasse allègrement les deux heures pour parfois même atteindre les 3 tours de cadran. Comme toujours, c'est le planning familial qui en décide...

Mais pas la fatigue. Et pourtant il faut croire que je l'accumule un peu en ce moment pour avoir réussi à dormir 12 heures d'affilée à l'occasion de ce férié de la Toussaint. Alors forcément, quand je me lève, je suis plutôt partant pour aller me défouler. Et comme rien n'est prévu dans les heures qui suivent, je décide d'aller me tester sur les pentes abruptes du Col de Vence.

Après cinq semaines à tourner en rond et à plat sur le vélodrome de Cannes-La-Bocca, il me semblait judicieux de faire un peu de dénivelé ; et j'en ai fait ! Je ne suis cependant pas parti avec l'objectif de faire péter mes records personnels, mais simplement de prendre du plaisir, d'autant plus que l'automne commence à afficher ses belles couleurs dans les forêts de châtaigniers. Et puis je ne veux pas être pessimiste, mais j'ai comme l'impression que la pluie tant attendue sur la Côte d'Azur (deux averses sur le Pays Grassois depuis le mois de juin !) et le froid vont faire leur apparition d'ici quelques jours. C'est même prévu pour ce week-end.

En partant à 14h, je pensais que le trafic serait plutôt calme et qu'à l'occasion de ce jour férié les familles se retrouveraient pour un déjeuner en famille. Vu le nombre de véhicules que je croisais une fois parvenu à La-Colle-Sur-Loup et qui prenaient la direction de Saint-Paul-De-Vence ; j'en déduisais que les invités n'avaient pas apprécié tant que ça les bonnes recettes de leur hôtes. A moins que ce ne soit les mêmes motivations que celles qui m'ont poussé moi aussi à sortir : profiter du beau temps et des températures clémentes avant l'arrivée de l'hiver.

Du coup, aux alentours des 15h00 - 15h30, je me méfiais encore un peu plus de véhicules venant dans mon dos, d'autant que j'étais alors dans l'ascension du Col de Vence et que ma vitesse ne dépassait pas les 12-14 km/h. Je ne pouvais m'ôter de la tête que dans toutes ces voitures qui me doublaient ; parfois un peu trop près ; il devait bien y avoir un ou deux conducteurs sortant tout juste d'un repas un peu trop arrosé et qui pour digérer décidaient d'aller se balader au col avec la ribambelle familiale. Je me concentrais alors encore davantage sur les paysages, mais il faut avouer que l'ascension du Col de Vence n'est pas des plus belles en fin de journée quand la brume et la pollution s'accumulent dans l'air. Au petit matin, c'est bien différent, on a souvent l'occasion de voir les sommets Corses.

Pour ce qui concerne mes statistiques purement sportives, rien de mirobolant puisque pour ma 4ème ascension depuis que j'enregistre mes traces GPX, je réalise le 3ème meilleur temps, à 6 minutes de mon PR ; ce qui est énorme ! De toutes façons, il faut bien que je me résigne à voir mes temps de parcours s'allonger avec les années désormais. Sauf coup d'éclat.

Après avoir pris un petit selfie de circonstance au col, j'ai hésité à enfiler mon coupe-vent. Le soleil était encore bien présent et si je basculais ensuite vers l'ubac, mais je savais que jusqu'à Coursegoule, j'allais devoir encore pédaler. Je reportais donc l'opération au prochain col avant la redescente sur Saint-Pons.

Arrivé sur Coursegoule, je découvrais les vraies couleurs rousses de l'automne ;un vrai régal pour mes yeux, d'autant plus que je quittais l'ombre pour revenir dans les rayons d'un soleil couchant magnifique, même si peu calorifique. Et j'enfilais cette fois mon imperméable.

 

 

Puis je me laissais glisser dans le toboggan de la vallée du Loup, laissant derrière moi le majestueux Cheiron sur lequel il faudra que je retourne poser mes pneus crantés d'ici peu.

A Pont-Du-Loup, j'optais pour une remontée vers Pré-Du-Lac en lieu et place d'une descente vers Vallon-Rouge et j'enlevais mon coupe-vent. Le soleil en fond de vallée avait disparu et déjà les premières voitures allumaient leurs feu de croisement. Personnellement, depuis le tunnel de la cascade de Courmes, mon feu rouge clignotant situé sous ma selle était en fonction et son extinction n'était prévu qu'au retour à mon domicile. Je m'y suis tenu.

Il ne me restait plus ensuite qu'à terminer ma boucle jusqu'à Roquefort avec le sentiment d'avoir passé une excellente après-midi ; et c'est bien là le principal. Bientôt, pour ne pas dire "la semaine prochaine" même ; il me faudra reprendre la direction de Cannes-La-Bocca pour collectionner à nouveau les tours d'anneau au dénivelé zéro...

 

 

 

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