Monter aux Courmettes et finir en cacahuètes

Quelle idée ! J'ai tout de même assez d'années de pratique de la bicyclette pour savoir qu'avec mon niveau de forme actuelle c'était aller à l'échafaud que de prendre la décision d'emmener Christophe au plateau des Courmettes ! Mais bon, il avait tellement envie de découvrir cette montée. Je ne peux rien refuser à un ami...

 

8h00 ; sans eau pour le premier et sans bouchon de gourde pour le deuxième ; j'aurais du me douter que la journée n'allait pas se dérouler comme je l'entendais. Je mettais donc les choses au claire tout de suite : pas de gros plateau avant l'ascension du jour que nous décidions de faire d'entrée. Vue ma condition physique, c'était préférable.

 

Au pied de l'ascension, motivé par Christophe parti devant moi grâce à son triple plateau (aussi grâce à ses mollets, mais faut pas trop lui dire), je suis cette fois - et non sans peine - parvenu au sommet.

 

 

Après une petite séance d'auto-ostéopathie pour me débloquer les lombaires, nous redescendions. Nombreux étaient alors les cyclistes partis de Pont-Du-Loup à rejoindre Tourettes. Nous avons pris les roues, nous avons pris des relais. Puis j'ai laissé un peu Christophe mener le bal jusqu'à Saint-Jeannet. Et là, alors que j'étais persuadé que nous allions plongé vers La Gaude et que c'en serait quasiment fini du début de mes souffrances ; bingo il me lance :

On se fait la montée vers le village ? 

Je ne peux rien refuser à un ami...

Et cette toute petite ascension a été difficile pour moi. Mais je me suis dit que c'était l'avant dernière avant la remontée sur Roquefort-Les-Pins. Je suis monté à mon rythme, prenant soin de m'hydrater car les chaleurs sont arrivées sur nos routes et la plupart d'entre nous n'y sommes pas encore acclimatés.

Après nous être quelque peu perdus dans les ruelles du village à la recherche d'une route pour redescendre, nous avons opté pour la route normale. Direction La Gaude, même si j'ai bien tenté de pousser Christophe à descendre vers Vence par l'ancienne route, mais...

Je ne peux rien refuser à un ami...

Une bonne portion de faux-plat descendant a semblé me remettre un peu sur pieds, mais quand il a fallu traverser la Cagne pour remonter vers le vieux-village, j'ai vite compris que j'étais cuit pour le reste de la journée. Christophe devait être de plus en plus patient pour m'attendre et je craignais de mon côté qu'il ne s'impatiente parfois.

Arrivé au rond-point de du centre commercial Polygone, je lui proposais alors de rentrer à son rythme, je connaissais la route pour rentrer seul. Au pied de Vallon-Rouge, il acceptait ma proposition et s'envolait vers son domicile.

Pour ma part, j'étais entré depuis bien longtemps en mode "économie d'énergie", et pour éviter de voir Ô combien j'étais scotché à la route, je me suis mis à compter les déchets dans le fossé sur mon côté droit. Me demandant parfois si ce n'était pas moi qui allait finir ici-bas comme un déchet. Mais le principal est d'arriver à rentrer.

D'ailleurs une très belle surprise m'attendait à quelques hectomètres de mon domicile : Christophe était devant son portail et m'offrait une superbe bouteille de Saint-Emilion. Le nom du chais : "Château Pipeau".

 

 

Vous croyez qu'il a voulu me délivrer un message  subliminal ? Enfin, peu importe ! De toute façon ; je peux rien refuser à un ami.

 

Exceptionnellement, je partage une trace GPX qui n'est pas la mienne  (mais celle de Christophe, que je remercie) car mon GPS Garmin a eu un petit bug à l'entrée dans Roquefort-Les-Pins : il s'est éteint alors que je ne prenais pas la direction d'un segment qu'il me signalait. Ils sont susceptibles ces GPS Garmin ; non ?

 

 

 

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