Traiter la rhinopharyngite par le VTT

En Guadeloupe, une des phrases d'accueil est "Sa kay ?" ; comprenez "ça va ?" et qu'ici on pourrait comprendre à entendre sa phonétique par "ça caille ?". Et oui, ça y est, il fait froid dans le Sud-Est. Surtout au lever du jour, même si, ensuite, lorsque Monsieur Soleil pointe son nez emmitouflé de fin d'automne, il nous réchauffe un peu le corps et les coeurs. Bref, l'idée de se barder de collants, sur-chaussures et d'une veste pour aller pédaler en vélo de route n'est pas encore tout à fait intégrée. Porter une tenue plus légère est encore possible à condition de ne pas risquer d'attraper froid. Surtout quand votre état est déjà qualifié de "grippal" ; comme moi.

 

Le matin, je roule donc en VTT. Et ce dimanche, plutôt que de partir seul, j'ai tenté d'inviter un ami : Arnaud ; avec qui nous avions déjà fait une sortie sur route cet été pour lui remettre le pied à l'étrier. Il acceptait mon invitation de dernière minute. Après un petit café de retrouvailles, nous quittions mon domicile pour Le Rouret et ses inélégantes antennes de télétransmissions. Arnaud n'y avait pas mis les pieds depuis plus de deux ans et je lui annonçais que depuis, de nombreux sentiers avaient été ouverts et/ou nettoyés par les vététistes locaux. Il me chargeait donc de le lui faire découvrir. J'endossais donc ma panoplie de guide.

Montée, descente, remontée, redescente. Par le camp Romain, par l'itinéraire du "Rouraid". A gauche, puis à droite. Tourne et vire, Arnaud en a perdu le sens des trajectoires !

 

Pas par là, Arnaud !

Non ! Pas par ici non plus...

 

Du coup, pour terminer notre bonne partie de rires, j'ai essayé de l'emmener de l'autre côté du Rouret, vers ce petit segment Strava dont j'ai détenu le KOM le temps de quelques heures. Mais ce coup-ci, c'est moi qui était perdu ! Impossible de retrouver la route d'accès au départ. Du coup, nous n'avons fait que la seconde partie. La moins ludique. Celle où avec mon monoplateau de 26 dents je n'essaye même pas de pédaler tellement c'est une autoroute jusqu'aux abords du collège de Roquefort-Les-Pins.
Je raccompagnais Arnaud jusqu'à son domicile pour terminer cette sortie, en espérant avoir suffisamment transpiré et monté mon rythme cardiaque sur certaines portions pour au moins avoir enclenché le processus de guérison et de sortie de cette rhinopharyngite qui semble s'installer.

 

 

 

A l'heure où j'écris ces lignes, je commence à me dire qu'il va falloir remettre les couverts sur le vélodrome de Cannes-La-Bocca. Et ce sera vraisemblablement mardi soir.

Avis aux amateurs.

 

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