Il est temps de me ressaisir un minimum. Cinq semaines que je roule trop peu. OK, il y a eu la rhino-pharyngite de 10 jours, puis la pluie ; mais maintenant plus d'excuse. Même si je peux vous en trouver à la pelle. C'est bien ça mon problème...

Plus sérieusement, je crois qu'une coupure était nécessaire. Je me sentais surtout fatigué ces derniers temps. La reprise du rythme de travail après 6 mois d'arrêt maladie sans doute. Autre point ; à rouler deux fois par semaine dans la Valmasque, je me suis vite lassé. Pourtant, je suis loin d'avoir tout exploré !

Et puis hier soir, l'envie m'est soudainement revenue, avec celle d'accompagner mon fiston à son entraînement. Il y en aura 4 en 4 jours même ! Mais ne comptez pas sur moi pour rouler demain soir : repos du guerrier !

Je me suis élancé immédiatement du côté où traînent les pitbulls en liberté, histoire de conjurer le sort. Direction "Les Clausonnnes", non sans avoir quelques difficultés pour traverser la D35 à l'heure de sortie des bureaux. Changement d'heure oblige, il faisait déjà nuit noire lorsque je suis rentré dans la forêt. Devant moi, dans le faisceau étroit de mon phare, un single plongeait dans les ténèbres. Et puis j'ai fait confiance à mon sens de l'orientation. Et aux bruits de circulation surtout !

Privé de vision diurne, c'est dingue comme les sons s'entendent davantage. Pratiquer le VTT de nuit a au moins cet avantage de faire découvrir de nouvelles sensations. Mais pas si agréable que ça lorsqu'il s'agit de moteurs à explosion, mais au moins en m'approchant de l'A8, je savais que je n'étais pas perdu.

Par deux fois j'ai sorti mon téléphone pour y lire ma carte IGN et définir sur quelques kilomètres les directions à prendre aux différents embranchements afin de ne pas me retrouver trop rapidement sur un itinéraire que je connais déjà. Mais les distances s'abolissent aussi de nuit. Tout est plus court. Alors qu'il me semblait être dans la bonne direction (vers Nice) je me suis rendu compte que j'étais à nouveau dans le petit portage à l'ouest de la piste du Fugueiret.

Autre difficulté hier soir les nombreux arbres tombés en travers des chemins et des pistes lors des orages de la semaine dernière. Je me suis méfié toute la soirée pour ne pas percuter un tronc à la sortie d'un virage par exemple. À un moment, je crois que j'ai failli percutés un couple à la sortie d'un single au moment où je rejoignais une piste forestière. J'ai juste eu le temps de les éviter, de les saluer et de m'excuser rapidement avant de replonger dans un autre monotraces de l'autre côté de la piste. Que foutaient-ils là en pleine nuit ? Il m'a semblé qu'ils étaient habillés.

Bref, je me suis retrouvé un peu trop rapidement à mon goût sur le parking à pitbulls. Dès lors, je me suis dit que j'allais me rendre sur des itinéraires connus, mais toujours aussi ludiques.

Je me suis laissé glisser vers le quartier des Bouillides, mais cette fois-ci j'ai traversé la D103 pour rejoindre Sophia Antipolis et le single des 5 plaques d'égouts. Puis j'ai pris la direction du golf de Mougins en évitant les nombreux coureurs à pieds et à la frontale eux aussi.

Je me suis permis de faire un bel effort dans la montée de la piste des Bouillides et chose surprenante, Strava ne mentionne pas mon PR de 7:35 avec le petit macaron en face de ma perf ???

 

 

Peut-être après ma prochaine sortie.

Le golf franchi, je me suis dirigé vers le stade de foot. M'est apparu un dilemme : Je pouvais poursuivre tranquillement par la piste cyclable, ou bien emprunter le "Chemin des Pervers". Devinez quel itinéraire j'ai choisi ?

Je n'avais pas vu de pitbull, je ne verrai pas de pervers.

Et encore moins de champignons. C'est pas faute d'avoir fouillé un peu dans les coins bien humides et sous les pins.

 

 

 

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