Non, Pierre (il se reconnaîtra) ; rien à voir avec le slogan de la campagne de notre Président. ;)

Et puis le mot important de mon titre c'est "révolution". Le premier mot qui m'est venu à l'esprit quand j'ai regardé mes statistiques sur Strava après (seulement) ma deuxième sortie avec mon Kern...

 

 

Au départ, j'avais en tête une sortie VTT avec mes enfants en ce dimanche matin. Si l'un avait un match de prévu dans l'après-midi ; les deux autres devaient être disponibles. Sauf qu'il y a eu un second désistement en cette période de soldes et qu'il ne restait plus que le plus petit pour rouler avec Papa. Enfin jusqu'au dernier moment, j'ai bien cru qu'il n'allait pas rouler non plus.

Bref, poussé par mon ami Arnaud avec qui je n'avais pas roulé depuis trop de temps, nous nous donnions rendez-vous pour un départ à 9h00 de Roquefort, avec publication à la dernière minute sur Roc4Ride histoire de relancer un peu ce groupe Facebook. Mais c'est bien à deux seulement que nous nous élancions vers les antennes du Rouret, histoire de vite retrouver les premiers rayons du soleil alors que le givre était présent sur tous les pare-brises du village.

Le coin a bien été nettoyé par l'ONF. Mais je n'en ai pas trouvé la première ascension vers le sommet plus facile pour autant. Ça se confirme toujours ; je reste un bon vieux diesel de plus en plus lent à entrer en température (oui je sais, quand j'y suis je deviens alors poussif, comme rincé).

On a ensuite dépassé le Camp Romain pour une première descente. Force a été de constater que partout le terrain est glissant. Les terres sont détrempées, les pierres luisantes et parfois même recouvertes d'un lichen suspect, les racines gluantes de pourritures diverses et variées. Bref, je suis resté vigilant, d'autant qu'après les dernières tempêtes de vent, beaucoup d'arbres sont tombés en travers des sentiers. Il nous est arrivé de nombreuses fois de devoir descendre du VTT pour enjamber certains troncs. Jean-Luc ; qu'est-ce-tu-fouts ? ;)

Pour la seconde montée, mes jambes répondaient bien mieux, mais toujours pas assez pour suivre le poids plume qui m'accompagnait. Je me suis même fait rattrapé par un "musculaire" plus âgé que moi, et fort sympathique aussi.

Nous avons plongé ensuite vers le court de tennis de l'Ubac, je me sentais en confiance sur mon nouveau vélo pour tenter de passer la marche 50m plus bas. Une marche que je sautais quasiment à chaque fois avec l'Heckler. Et j'y suis passé sans encombre. Arnaud lui ne s'était jamais lancé, mais il ne pouvait pas esquiver cette nouvelle tentative après que je l'aie mis en confiance en lui rappelant les bases du saut de marche. Ça a donné ça :

 

C'est passé juste, la fourche évitant la chute, mais le plus dur a été fait : oser.

Nous avons poursuivi notre descente vers la DH de l'Arbousier que nous avons remonté ensuite, comme les trois vététistes que nous y avions croisé quelques minutes plus tôt. Puis direction Le Rouret par la DH des Trucounets, le plateau des 1000 Chênes pour remonter sur Les Laurons et rejoindre le collège de Roquefort par l'ultime DH du Cuniers.

Si je nomme tous ces segments Strava, c'est parce que j'y réalise des temps plus qu'honorables dans les conditions de terrain difficiles en cette saison et que je n'ai pas encore mon Kern réellement en main. Après études approfondies, j'aurais pu réaliser bien plus de PR. Dans L'Arbousier, je mets 9 sec de plus que mon PR en m'arrêtant pour laisser passer 3 mecs qui le remontent ; dans Truconnets, je réalise 50% de la descente avec la fourche bloquée (deuxième fois en 2 sorties, je crois que je vais la laisser ouverte !), je m'arrête puis repars. Mon chrono affiche 50s de moins que mon PR. C'était jouable je pense. Si je claque un PR dans la DH du Cuniers Marathon, c'est surtout parce que je me suis toujours arrêté en bas de la DH Cuniers simple. Mais j'y réalise tout de même mon 3ème temps à 18sec alors que je m'y suis senti en totale confiance et sans avoir l'impression de prendre le moindre risque.

Bref, c'est une vraie révolution pour moi ce nouveau vélo. Comme-ci je commençais une nouvelle discipline ; ou presque.

À moi désormais de bien définir mes limites, je ne suis plus tout jeune ;)

 

 

Et puis vous savez quoi ? J'étais tellement euphorique en apprenant ces bonnes nouvelles que j'ai quand même proposé de rouler à mon fils Colin, qui lui aussi change de diamètre de roues sur son VTT pour passer en 26 pouces. Le moins que l'on puisse dire, c'est que lui aussi à vu la différence avec le 24'.

 

 

Comme quoi ; à chaque âge, sa révolution ;)

 

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