Et oui ! "Les hostilités". Car 2018 sera pour moi  l'année du conflit. Une lutte quotidienne contre le temps qui passe ; certes à la même vitesse pour tout le monde, mais qui semble compter double pour mon genou victime de gonarthrose. Quand les aiguilles tourneront au triple de leur vitesse, alors sera peut-être venu le temps de penser à une intervention chirurgicale.

Pour l'instant je continue les injections semestrielles d'acide hyaluronique ; effet placebo ou pas, elles me soulagent. Mais je me rends bien compte qu'il me faut désormais une ou deux semaines de rééducation après l'injection avant de ne plus ressentir la moindre douleur ; et que cette même injection n'a d'effet que sur 4 mois au lieu des 6 escomptés. Autant dire que je termine mon semestre avec une inflammation de l'articulation après chaque sortie et qu'il me faut 4 ou 5 jours avant que mon genou ne désenfle et retrouve sa mobilité.

Inexorablement, les cartilages disparaissent complètement, laissant les os des tibias-péroné s'appuyer contre la tête du fémur. Déjà, mon médecin me parle d'abandonner l'acide hyaluronique pour passer à la technique du "Plasma Riche en Plaquettes (PRP)". Un traitement non pris en charge par les services sociaux (tout comme l'acide hyaluronique depuis le mois de juin 2017) et dont le coût avoisine les 1200€ par an. Un sujet que je me dois d'étudier pour la fin de 2018...

 

 

Bref, je suis remonté hier sur mon vélo pour un petit test post-injection sur le vélodrome de Cannes-La-Bocca où j'ai pris mes habitudes depuis la rentrée. Mon objectif étant simplement de faire tourner mes jambes et de rester à l'écoute des réactions de mon genou. En principe j'attends 10 jours, hier j'ai craqué après 7 ; donc j'ai plutôt fait gaffe.

Et avec un vent à décorner les boeufs (qui sont rares du côté des Tourrades, j'en conviens), pas facile de ne pas trop forcer, surtout quand la pente s'accentue face aux rafales. Mais j'ai fait avec, déjà content de sentir mon cul sur la selle.

Il n'y avait pas beaucoup de cyclistes présents, mis à part un papa triathlète qui semblait initier son jeune ado. Ils m'ont doublé par deux fois le temps que je m'échauffe, et comme leur allure n'était pas si élevée, je me suis permis de passer sur le 50 dents pour prendre la roue du gamin. Deux tours plus tard le papa plantait une accélération que je n'essayais même pas de suivre, son fils était lui aussi lâché et je restais donc devant l'ado abandonné pour 2 tours de plus avant de me relever. Pas la peine de tirer trop sur la corde. Mieux vaut voir ce que 20 minutes supplémentaires à mouliner donneront.

Après 45 minutes je décidais de m'arrêter. Quelques petites gênes commençaient à poindre leur nez au niveau interne de ma rotule. Ce matin, je tire un peu plus la patte. Je crois que je vais attendre une petite semaine de plus pour commencer à forcer pour de bon...

Une semaine à penser aux "PRP". Si l'un d'entre vous connait cette technique et souhaite me donner son avis sur la question, je suis preneur.

 

 

 

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