Reprise en fanfare (des fanfarons)

Les préjugés sont faits pour être démontés ; surtout en ce qui concerne la pratique du golf.

Depuis plus de 2 ans que j'y joue, on ne cesse de me répéter que pour être un bon joueur, il faut quotidiennement s'entraîner et aller au practice. C'est l'une des raisons pour lesquelles, lorsque l'on regarde qui joue le mieux (en dehors des professionnels du golf), on ne voit souvent que des retraités où des cadres supérieurs qui ont la possibilité d'organiser leur planning de travail en dehors des heures classiques de bureau. Parce que ces catégories socioprofessionnelles ont tout simplement du temps !

Ce n'est pas mon cas, même si cette période de crise du covid-19 m'en donne un peu plus puisque ma progéniture n'a quasiment plus d'activités extra-scolaires.

Alors après deux mois de disette golfique, il est normal de s'attendre à avoir un niveau de jeu médiocre. Et bien hier, ce ne fut pas du tout le cas !

 

Rendez-vous était pris avec mon frère Arnaud et mon pote Lilian pour un retour sur les greens sans aucun entraînement puisque tous les golfs étaient fermés. Sevrés que nous étions de sorties entre potes, nous nous étions donnés rendez-vous une heure et demie avant le départ.

Persuadé que j'étais le premier arrivé, j'ai directement foncé vers le practice pour un saut de balles au fer 7. Dès les premiers swings, j'ai compris que le golf, c'est un peu comme le vélo : ça ne s'oublie pas. Certes, il y avait quelques approximations, mais pas beaucoup plus que les mauvais jours. Et puis j'ai reçu un SMS de mon frangin : On m'attendait pour déguster le rosé et déjeuner.

Trois menus lights (et deux bouteilles de rosé) plus tard, nous étions tous les trois sur la rampe de lancement. Et ce trou N°1 (par 4) a été une hécatombe pour nous tous : 7, 8 et 9 coups pour Arnaud, Moi et Lilian ; respectivement. Et puis nous nous sommes tous les trois mis dans le match, car match il y a eu ; et serré !

 

 

Chacun à notre tour, nous remportions les trous. Chacun à notre tour, nous perdions des balles.

Nous terminions le premier tour en 1h50, sans avoir été gêné par des attentes, ni sans avoir été poussé à jouer non plus d'ailleurs. Peu de monde sur le fairway en ce mercredi après-midi à La Vanade. Nous ne pouvions faire autrement ; par ce soleil resplendissant ; que d'aller se réhydrater avant d'entamer le second tour. Nous en profitions pour faire le point sur la carte de score. Je passais la mi-course en tête avec 50 coups joués, Lilian était à deux longueurs alors qu'Arnaud semblait déjà lâcher un peu du lest avec 63 coups ; perturbé par des appels téléphoniques incessants auxquels il a mis un point d'honneur à répondre.

Une petite demi-heure plus tard, nous nous élancions à nouveau en essayant de tirer les enseignements directs du premier tour. Pour ma part, je préférais m'abstenir  de sortir le drive pour me concentrer sur mon fer 4 que je maîtrise plutôt bien. Et jusqu'au trou N°13 (par 3 très court), nos niveaux de jeu n'étaient pas si différents.

Par contre, impossible de savoir pourquoi sur ce trou, tout nos swings sont devenus bien plus aléatoires. J'envoyais ma balle de départ loin à droite derrière le hors limite, Lilian topait et sa balle roulait sur 20m et Arnaud restait sur le parcours, mais à droite sur la petite piste d'accès qui longe le ravin. Je décidais de rejouer sur le plot de départ mon 3ème coup au pitch (comme le fait si bien ici notre pote Matthieu, absent hier, mais pas de nos esprits). Trop court mais droit. Arnaud perdait définitivement sa balle et personne n'a vu où ; quand à Lilian il entamait une partie de criquet en tapant 4 coups d'affilé d'une longueur qui n'a pas dépassé 25m ! Il rentrait ainsi sur le green après 5 coups !

Nous avons tous réalisés un triple bogey ici et pris conscience que nous étions en train de prendre un coup de fatigue. À nous de voir qui aurait les ressources pour remonter la longue pente de la concentration et du physique.

Et il faut croire que j'ai été le plus apte à cela car dès le trou 14, j'envois un superbe coup de fer 4 qui me place plutôt bien pour la suite des évènements. Sauf que l'approche sera très moyenne, même si mon putting a tenu la route ensuite. Arnaud perd encore une balle et Lilian gatouille encore un peu sont jeu.

Pour la fin de notre parcours, nous noterons l'écroulement psychologique d'Arnaud (comme bien trop souvent) qui égare une troisième balle sur trois trous consécutifs, et une bagarre féroce entre Lilian et moi pour la victoire finale, sans savoir réellement qui va l'emporter.

Mais une chose est sûre, c'est bien fatigués que nous terminons cette partie. Moi même je n'avais plus idée de mon niveau global de jeu. Je n'arrêtais pas de me demander si c'était Lilian qui jouait en-dessous de son niveau ; lui qui survole les parties en général ; ou bien moi qui surjouais vu que nous nous tenions d'un trou sur l'autre.

À 19h20, alors que le golf commençait à bien se vider, c'est sur le toit de la voiture qu'Arnaud comptait la carte de score en stableford. Je l'emportais avec un score de 45 points nets pour 101 coups joués (+41). Nouveau record ! Lilian termine second avec 103 coups joués (et j'attends qu'il enregistre sa carte de score sur le site de la FFgolf pour me communiquer ses points nets stableford).

Arnaud lui est parti s'acheter du ©Lexomil et commence à lire le mode d'emploi de son smartphone pour y trouver la touche "silence" ;) 

 

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