"Ryder Cup" ? Non, "Rider Cup" !

Il est fort probable que ce genre de billet soit plus utile pour moi qu'intéressant pour vous. A moins que vous ne fassiez partie de ces cyclistes ou vététistes qui pratiquent à l'occasion le golf, le rappelle des quelques règles à respecter pour améliorer son jeu ci-dessous ne sont là que pour ma propre mémoire ; mais elles pourraient bien vous intéresser tout autant...

Deuxième leçon de golf  hier, alors que j'avais révisé mes gammes mardi et mercredi après-midi (en vous épargnant les compte-rendus ! Sympa, non ?). En fait mardi soir j'ai vraiment eu besoin de me rassurer et de voir si je me souvenais encore des bons conseils distillés par Mathias, et surtout de les mettre en application. Je n'ai pas été déçu du voyage... ...en enfer ! Mon premier seau de balles au fer 7 a été une catastrophe. Rares ont été les balles qui ont pris la direction souhaitée, quand ça n'a pas été parfois des enchaînements de "top" (quand la tête du fer frappe le sommet de la balle en lieu et place de sa base). Dégoûté, j'ai remis les couverts avec un second seau de balles. Le premier tiers au fer 7 sans davantage de succès. Le second au fer 5 ; idem. Le dernier tiers au drive. Et je suis resté nul sur toute la longueur. Force était de constater que j'avais oublié un ou plusieurs points énoncés la semaine dernière. Impossible de me corriger seul en une heure de practice.

 

 

J'ai donc accompagné ma femme le lendemain pour une initiation de deux heures, offerte dans le cadre des journées "portes ouvertes" à l'occasion de la "Ryder Cup" disputée en France et qui commence aujourd'hui même. Alors qu'un charmant prof de golf transalpin lui enseignait les bases et quelques rudiments ; je remontais pour ma part sur le tapis synthétique en espérant trouver le smilblick. Mais rien à faire. Je me suis juste contenter d'une seul seau avant d'être complètement dégoûté. C'est bien simple, à la fin, j'étais tellement énervé contre moi-même et donc crispé, que je me suis retrouvé avec des ampoules aux doigts ; même sous mon gant !

C'est donc avec des sparadraps que je me suis présenté hier devant Mathias qui a affiché un air dubitatif à mes explications. Une bonne révision s'imposait. En 5 minutes et une vidéo, s'était corrigé : Dos trop voûté.

"Allez Bertrand ! Un peu d'allure maintenant !

Quand j'ai regardé la vidéo, j'ai cru voir un Shadock. Un gaillard de 90 Kg et 1,85 m, recroquevillé au-dessus de sa balle comme une grand-mère sur sa pelote de laine ! Un swing plutôt pas mal, un grip toujours bien assimilé, les pieds presque alignés ; mais un mouvement du haut du corps de bas en haut entre la préparation et la frappe d'au moins une tête !

La demi-heure suivante a été consacrée avec mon fer 9, à corriger les problèmes suivants :

  • Moins plier les jambes ;
  • Basculer plus mon poids sur l'avant, j'avais tendance à partir sur les talons pendant le swing ;
  • Redresser le dos bien à plat et garder la tête dans l'alignement de la colonne vertébrale. J'avais tendance à trop baisser la tête vers ma balle, ce qui empêchait mon épaule gauche de passer sous mon menton lors de la préparation du swing. J'ai aussi pu me rendre compte que mes lunettes avec verres progressifs me jouaient des tours. En effet, si je garde la tête droite, je suis obligé de regarder ma balle au sol avec la partie inférieure de mes verres ; celle pour voir de près. Hors, la balle est à 1,60m et dans ce cas je la vois floue ! J'ai donc retiré mes lunettes !

Et j'ai retrouvé des balles dans la bonne direction. Encore parfois un peu trop "toppées", mais rien d'alarmant d'après Mathias ; il me reste juste à assimiler ce geste et ça ne se fera pas en 6 leçons.

Après une bonne dizaines de balles plutôt correctes, le coach m'a retiré le fer 9 des mains et m'a tendu le n°7 pour la seconde demi-heure de cours. Dès la première frappe, j'ai la sensation de me désunir complètement et je mets ça sur le compte d'un manque de concentration (il est alors 15h30 et pour rappel ça fait déjà 11h que je suis debout) ; ma balle part n'importe où. Seconde balle idem, si ce n'est que je réalise un swing qui me semble plutôt réussi. Mathias est en dehors de mon champ de vision, mais je le sens qui se marre silencieusement. Je pose ma troisième balle sur le tapis ; je respire un grand coup, je me décontracte, je place mes pieds, j'attrape correctement mon grip, je me concentre sur ma balle, j'assure la back swing, je bascule mon poids sur ma jambe gauche, je garde mes yeux sur ma balle et elle décolle...

...sur 15 mètres en multiples ricochets que je qualifierais ici de "ridicules".

"Stop !" me lance Mathias. Avant de me demander quelles sont les différences entre le fer 9 utilisé avant, et le fer 7 que j'ai encore entre les mains. Ce même fer 7 avec lequel je m'entraîne des heures en solo au practice et qui me donne plutôt de bons résultats en temps normal. "Que m'arrive t'il ?"... L'esprit embrouillé, je réponds avec moultes hésitations au coach, car à part l'angle de la face de frappe plus ouvert sur le fer 9 que sur le 7, je ne vois pas d'autres différences.

Il saisit alors mon fer 9 posé contre mon sac et attrape le fer 7 de mes mains pour les mettre l'un à côté de l'autre. Stupéfaction ! Les shafts sont de longueurs différentes ! Le n°7 dépasse allègrement de 2cm le shaft du 9 ! Mathias prend le fer 5 dans mon chariot ; et hop : 2cm de plus !

Je tombe des nues. Il m'aura fallu plus d'un an pour savoir que les fers ont tous des shafts de différentes longueurs et que plus l'angle est fermé, plus le shaft est long et ainsi de suite jusqu'au drive. Conséquence : il faut adapter la distance entre la balle et ses pieds en fonction du club choisi ! Jusqu'à hier, la distance que je mettais entre mes pieds et la balle était celle que j'avais en référence avec mon fer 7 que j'utilise peut-être trop souvent. C'est à moi désormais de varier plus souvent mes séances de practice avec différents fers et d'adapter la distance entre moi et la balle. Petit truc si vous ne le connaissez pas : l'extrémité du grip doit être à une belle érection de vous. Enfin, tout dépend de... Bref passons !

Autre point non négligeable : 

  • La position du joueur restant la même, les mains sont toujours à la même hauteur. De ce fait, l'angle entre le sol et le shaft varie en fonction du club utilisé et diminue plus le shaft est long. Aussi la rotation du swing s'"horizontalise".

C'est sur cet exercice que j'ai terminé mon heure de cours en poussant même jusqu'à quelques frappes du drive. Forcément, je n'ai pas été à la hauteur de mes espérances et Mathias m'a invité à travailler sur ses derniers points en finissant mon seau de balles tout seul au practice ; comme un grand.

Et vu ce que ça a donné, il y a de grandes chances pour que je retourne m'entraîner en début de semaine prochaine... Bientôt je pourrai m'inscrire à la "Rider Cup".

...Oui oui, avec un "i" ;) 

 

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