Je reprends ici un billet autrefois présent sur mon ex-blog "bebr.fr"
Il vous présente tous les vélos que j'ai eu le bonheur de posséder et je vous raconte par la même occasion leur histoire...

...et un peu la mienne aussi.
;)

J'ai sérieusement commencé le vélo en 1981 en arrivant dans la région PACA. Je me suis vu offrir à l'occasion de Noël un vélo de route commandé à la CAMIF. Son prix de l'époque : 1200 Francs. Autant dire que c'était tout de même déjà un beau vélo et je crois me souvenir que c'est "Gitane" qui montait toutes les bicyclettes du catalogue dédié aux fonctionnaires à l'époque.
En 1986, je commençais le triathlon et achetais l'année suivante un vélo un peu plus moderne et mieux équipé. Je me rendais en Italie, à la sortie de Vintimille, dans la boutique de Garattoni, un ancien cycliste professionnel Italien chez qui je choisissais mon cadre : un "Colombus Matrix" qui ressemblait comme deux goutte d'eau à celui-ci :

olmo4.jpg

Je demandais de l'équiper du tout nouveau groupe "Campagnolo Chorus" et de roues "Victory". Le reste en "TTT"... Un vélo dont le prix devait avoisiner les 2500/3000Frs à l'époque. C'est bien simple, j'ai vendu ma première voiture (un 2CV) pour l'acheter !D'autant que déjà, en fonction des quelques pesetas que je pouvais glaner ça et là ; j'y rajoutais un cintre de triathlon, etc...
J'ai gardé ce magnifique "Olmo" bien après mon service militaire que j'ai terminé en 1991.

MBK_Ranger_High_Tech_II.jpgEn 1988, je commençais la pratique du VTT. Mon premier vélo-tout-terrain ; celui que tous les vététistes de l'époque ont connu, il n'y avait pratiquement que lui sur le marché français : un MBK modèle "Ranger Hight Tech II".
Le mien était gris et mauve, mais le modèle le plus fréquemment vendu était de trois couleurs fluo ; orange, jaune et vert.
Au bout de 6 mois de pratique, mon MBK a rendu l'âme lors de l'épreuve de X-Country à laquelle je participais car à domicile : "La Rémylienne" à Sospel. Dans l'ultime descente du "Col du Razet", mon vélo cédait sous mon poids : tubes supérieur arraché au niveau de la colonne de direction et tube oblique arraché au niveau du boitier de pédalier. J'ai terminé en portage en courant ; vélo plier en deux sur l'épaule ; et termine dans les 50 premiers au scratch si je me souviens bien.
Je n'avais plus que mes yeux pour pleurer...

Pas longtemps. Je bossais l'été et il me restait encore une petite cagnotte issue de la vente de ma 2CV. J'ai donc racheté en 1989 un autre VTT en visant une marque américaine alors en plein essor : "Cannondale", modèle "M800", équipé en Shimano LX, jantes Mavic. Le cadre était tout noir, moucheté en vert fluo. Magnifique pour 'époque. C'est avec ce vélo que j'ai participé à ma première "Transvésubienne" en 1990.

CANNONDALE_M800.jpgForce est de constaté que ça ne lui a pas réussi ! Il cassait au niveau du tube de selle l'année suivante. Mais la grande force de Cannondale était (et oui c'est fini maintenant !) sous garantie "à vie" ! Je me suis donc rendu chez "Top Cycles" à Antibes, alors à l'époque de "Marc Legeai" ; pour me voir remettre un cadre identique en tous points, sauf la couleur : rouge carmin.
C'est sur ce VTT que j'ai monté un paquet de fourches. D'abord la "Manitou" à élastomère, puis la "Rock Shox" première du nom, pour garder finalement la "Marzocchi".

GT_rts2.jpgJe le gardais jusqu'en 1992 où j'achetais alors mon tout premier VTT tout-suspendu : un "GT" modèle "RTS 2" et participais à l'intégralité des épreuves de la "Coupe de France" de descente. Je crois que je n'ai jamais réussi à dompter ce VTT. Il me paraissait manquer de rigidité latérale. Et puis les grandes descentes au milieu des pistes de ski ça n'a jamais été mon truc. J'ai toujours préféré les petits singles rapides mais sinueux et surtout à l'état naturel, plutôt que ces tremplin montés à coup de tractopelle en pleine montagne...
On ne se refait pas.

PROFLEX_859.jpgEn 1994, alors que j'avais mis un peu d'argent de côté (je travaillais désormais tout en vivant chez mes parents, donc peu d'argent dépensé) ; je revendais mon vieux "RTS 2" pour un vélo d'anthologie : un "Proflex 859" et sa fourche à parallélépipède déformable "Girvin Easton".
Ce vélo, en plus d'être très beau était d'une nervosité incroyable. La fourche droite, bien que suspendue sur élastomère (40mm seulement), était d'une agilité monstrueuse. Je plaçais ma roue avant où je voulais. L'amortisseur (également de 40mm) suffisait pour l'époque, même si aujourd'hui on peut dire qu'au niveau du rendement, c'était pas ça...
Allez savoir pourquoi je garde une certaine nostalgie de ce VTT, cela est vraisemblablement dû au fait que je ne l'ai ni cassé, ni vendu ; on me l'a volé dans ma cave à Menton.
Si vous saviez comme j'ai arpenté les quartiers mal fréquentés de "la ville aux citrons" pour le retrouver... Il n'aurait pas fallu que je trouve un zigoto dessus.

Cette disparition m'a fait délaisser quelques longs mois le vélo-tout-terrain. Alors âgé de 25 ans, d'autres préoccupations s'imposaient à moi.
;)

TREK_VRX200.jpgEn 1998, en couple et un emploi sur Monaco en plus, je souhaitais reprendre le VTT. Sans avoir réellement une idée de ce que je voulais acheter, je jetais mon dévolu sur un "Trek" modèle "VRX 200". Une vraie merde. Pas stable pour un sous en plus d'être lourd. Il est vrai que j'avais désormais bien d'autres préoccupations que le tout-terrain. Je commençais à penser à une vie de famille et à commencer du bon pied dans la vie. Ce vélo remplissait donc sa mission, me faire pédaler de temps en temps sans réellement y prendre de plaisir. Mais mon budget désormais ne me permettait pas d'en changer. Du moins rapidement comme je l'avais fait jusqu'à maintenant.

GIANT_ATX_880.jpgC'est en 2002, profitant de quelque montage financier pour acquérir un appartement sur Nice, que je sortais un peu de liquidités pour changer mon VTT. D'un chewing-gum je revenais à un bout de bois : un "Giant" modèle "ATX 880", semi rigide en aluminium et monté en Shimano DX/ Mavix/Rock-Shox Quadra. La fourche m'a duré 2 mois ! Explosée sur la réception d'une petite bosse en rando sur Auron... Garantie ; revente neuve ; investissement dans une nouvelle "Marzocchi". C'est indestructible, même si un peu plus lourd. Le reste était léger et nerveux. J'ai retrouvé le plaisir de rouler avec ce vélo. C'est à cette époque que je commençais les sorties entre potes au sein du site web de Greg : "1001sentiers.fr".

KHS_704r.jpgEn 2004, aveugle et aspiré par le mercantilisme qui gagnait alors le monde du VTT, je vendais mon "Giant ATX 880" pour repasser sur un tout-suspendu. J'en avais marre de me prendre des valises en descente par rapport aux tout-suspendus. J'achetais alors une marque qui faisait alors parler d'elle sur le Net : un "KHS" modèle "704r". Cassé 2 ans plus tard. Plus de garantie car le site web avait plié bagages. Bien fait pour ma gueule. Porter plainte n'aura rien apporté de plus.
Plus de VTT durant quelques mois. Plus de budget pour en acheter un autre. Plus qu'à attendre un loto...

meta4sl.jpgL'opportunité tant attendue est arrivée en 2007. J'achetais alors mon premier vélo d'occasion. Tous les autres ont été achetés neufs. Un "Commencal" modèle "Méta 4 SL". Celui de Lionel Ipert, un ami aujourd'hui multiple champion de France Vétéran de X-Country.
Il m'a duré un an tout au plus. Je crois que mon poids était bien trop élevé pour cette bête de course X-country alors que je commençais vraiment à bien arsouiller avec mes potes dans les descentes enduro du Haut-Pays Niçois et alentours.
J'ai tenté le coup de le faire réparer. C'est Marc Marini qui me faisait alors une magnifique plaque d'alu sous le tube oblique fendu pour la souder consciencieusement. Du travail d’orfèvre. Si bien que je vendrai ce cadre sur Ebay 450€ ! Pile-poil pour investir sur un nouveau cadre...

heckler_santacruz.jpgCe sera mon premier "Santacruz" modèle "Heckler" (de 2004) racheté toujours d'occasion à mon pote Hervé.
Un VTT polyvalent et surtout indestructible et fiable. Un jouet sur lequel je ne me lasse plus de rouler et que j'équipe au fur et à mesure que je casse le matériel, rien de plus.
Je viens d'ailleurs après quelques hésitations, de le changer pour un autre "Heckler", mais de 2010 ; grâce à l'offre alléchante de mon autre ami Nicolas qui m'a cédé son cadre pour une bouchée de pain. J'en ai fait de même.

Me voici donc aujourd'hui sur un vélo-tout-terrain quasi mythique. Nombreux sont ceux qui ne peuvent plus s'en séparer.
A moins qu'ils aient un budget trop faible pour cela. C'est un peu mon cas, mais pas que.

20 ans de pratique du VTT ; 11 vélos. Ça fait presque un nouveau vélo tous les deux ans ça... !
;)

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