Précipitation & précipitations

Lundi 17h15. Je réalise que je n'ai pas fait grand chose de ma journée si ce n'est passer une première couche de peinture sur mes volets. Ce qui n'est déjà pas si mal pour un convalescent ! Oui mais voilà, l'heure de ma séance de home-trainer arrive, ainsi que celle (dont je ne vous ai pas encore parlé) de mon gainage quotidien. Et puis je n'ai toujours pas posté cette lettre importante du début du mois de juillet, retrouvée sous un siège de ma voiture ce week-end. Il me faut obligatoirement la poster avant ce soir...

Ni une, ni deux ; j'enfile mon cuissard, attrape un sachet plastique pour y fourrer ce pli et mon téléphone ainsi à l'abri - non pas de la pluie - mais de ma transpiration ! Pieds nus, je me rends dans mon garage et m'apprête à chausser mes chaussures de VTT. Manque de bol, en tâtant mes pneus crantés, je me rends compte que l'un d'eux est dégonflé. Pas de temps à perdre avec la pompe. Je regarde mon vélo de route qui lui est à bonne pression, mais n'est équipé que du pneu arrière spécifique au home-trainer. J'enfile donc mes chaussures de route. Pas de casque, pas de gants ; je fais juste un aller-retour à la poste. Le seul truc que j'emmène : mon GPS que j'allume le temps de rejoindre mon portail. Je ne ferme même pas mon domicile. Ma voisine est dans son jardin et je n'en ai que pour quelques minutes.

Top départ dans la précipitation.

Dès les premiers coups de pédale, je sens que ma jambe n'est pas trop en forme. Pourtant, contrairement à d'habitude, je parviens à tenir la position en danseuse. Mais j'ai vraiment la sensation de devoir forcer plus que de nature. Tant bien que mal, je parviens à la boite à lettre.

 

 

En quelques secondes, je décide de rebrousser chemin. Le ciel s'assombrit au loin et je perçois les premières gouttes marquer le sol. Alors que je saisis mon vélo pour grimper dessus, je constate qu'il n'avance pas correctement ; les patins de freins touchent ma jante arrière ! Voilà pourquoi je n'avançais pas à l'aller ! Il faut dire que ce n'est pas juste un pneu de home-trainer, c'est une roue entière dédiée. Et je desserre l'étrier pour éviter tout freinage sur mon système à rouleau. Je l'avais resserré en partant sur la route ; c'est quand même plus prudent de pouvoir freiner correctement quand on a une patte folle !

Me voilà reparti sur le chemin du retour le plus court, car maintenant, j'entends les premiers grondements orageux. Je peux même voir un beau nuage bien noir s'approcher dangereusement du quartier que je dois rejoindre. Alors que je n'ai pas encore fait la moitié de la distance qui me sépare de la maison, c'est la première averse. La route est vite mouillée et je repense à mon pneu dur de home-trainer à l'arrière qui ne va pas tenir la route. Et puis je n'ai pas de casque, pas de gants. "J'ai merdé" me dirait ma femme ; et elle aurait raison.

500 mètres plus loin, je prends l'orage de plein fouet. En quelques secondes, je suis trempé. Je suis content d'avoir prévu un sachet plastique pour la lettre à l'aller ; mais désormais pour mon téléphone au retour.

Top arrivée dans les précipitations. Différentes de celle du départ ; certes.

 

 

Même pas 7 km et tant à raconter. Sauf si ce n'est que mon inspiration. ;) 

 

Commentaires

1. Le mercredi 14 août 2019, 15:34 par julien gineste

"La route et vite mouillée" et hop on corrige ;)

2. Le mercredi 14 août 2019, 15:51 par Bertrand

@julien gineste : Malgré une relecture automatique après chaque rédaction de nouveau billet. Merci Julien ;)

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