Je peux laisser filer un grand "OUF !" de soulagement. Les cours de golf pris il y a un mois avec mon coach commencent à porter leurs fruits. La dépense engagée n'a pas été totalement déboursée pour rien. C'était pourtant ma pensée il y a quinze jours quand je sortais de ma partie catastrophique en compagnie de Matthieu. Aujourd'hui, j'ai changé mon fusil d'épaule ; même si tous les feux ne sont pas encore au vert...

 

 

Pour ce second test sur les greens après mes 5 heures de cours et la débâcle qui s'en est suivie, je n'avais qu'une idée en tête : me rassurer. Et pour cela, hors de question de me mettre la moindre pression. Je ne parle pas de celle que l'on se met seul en tête quand on cherche à courir derrière un score ; je parle de ces contraintes qui se forgent dans l'environnement du joueur. Par exemple, lors de notre dernière rencontre avec Matthieu, un autre golfeur c'est joint à nous au dernier moment. Même si ce dernier était très sympathique et nous a patiemment attendu sur les fairways, sa présence a représenté une charge sur mon mental. Autre fait oppressant en ce qui me concerne, la présence de golfeurs présents aux plots de départ du trou que je suis en train de terminer. Il est vrai que souvent ces derniers patientes gentiment, mais quand il me semble que je m'éternise sur un green pour rentrer ma balle dans le trou, je ne peux m'empêcher de penser que d'autres pourraient s'impatienter à leur place.

N'allez pas vous fourvoyer non plus. Si jouer seul pourrait être la solution idéale pour supprimer tout poids mental, la présence de mon propre frère ou de Matthieu n'a aucune influence sur moi ; surtout quand nous avons une marge de temps suffisante pour prendre nos aises.

Je crois bien que cette partie prévue samedi après-midi avec Arnaud a rassemblé tous les éléments pour apaiser toute pression inutile : une météo exécrable jusqu'à l'heure prévue de notre départ (plus le temps de boire une bière en attendant que ça se calme réellement) ; donc personne sur le greenfee et donc nul golfeur à attendre que l'on joue. Après tous ces jours d'orages sur la Côte d'Azur, le terrain était même à la limite du jouable. De ce fait, jouer au pire des niveaux n'aurait été que normal.

Contre toute attente, j'ai réalisé ce samedi mon meilleur score (et de loin !) sur le 9 trous du golf de La Vanade de Villeneuve-Loubet.

 

 

Sur le trou N°1, je commence de la meilleure des manières en réalisant le par. Si mon drive et mon second coup au fer 6 sont moyen, mon coup d'approche sur le green dépose la balle à 30 cm du trou et je n'ai plus qu'à la pousser au fond après avoir relevé mon pitch.

Sur les trous 2, 3 et 4, j'enchaîne des double-bogeys.

Je manque de puissance sur deux coups d'approche au sand-wedge du green N°5. Peut-être la faute à de nombreux champignons comestibles que je ne voulais pas dégommer au passage.

Je réalise un bogey sur le trou N°6 avant de m'écrouler sur le trou suivant en insistant sur le plot de départ pour réussir un coup de drive digne de ce que m'a enseigné mon coach. Je n'y parviendrais pas après trois tentatives qui auront vu ma meilleure balles parcourir une vingtaines de mètres seulement. Je dépose donc une croix sur ma carte de score.

Sur le trou N°8, après m'être reconcentré, j'opte pour le fer 5 en lieu et place du drive. Si j'avais eu un hybride, je crois que je me serais laissé tenté, sachant pertinemment que ce fer 5 allait forcément être trop court. Il a même été un peu trop excentré. Mon coup de recentrage suivant parcourt 2 mètres, l'autre s'est envolé de l'autre côté du fairway et même dans le rought. Il me faudra deux coups avec le lobe-wedge que mon frangin me propose pour franchir la belle bute de terre qui se présente entre ma balle et le drapeau. En plus, cette fois le green est roulant. Il me faudra 4 coups supplémentaire de put pour mettre la balle au fond. C'est encore une petite déception, mais mon malchanceux frère ne semble pas dans le meilleur de ses jours etje sens ma première victoire se profiler, sans en être totalement sûr.IL se pourrait bien qu'il n'y ait que 2 ou trois coups d'écart et je n'ose imaginer que mon jeu pourrait s'écrouler sur l'ultime trou N°9.

M'y voilà et j'assure mon coup de fer 7 qui s'avère un peu court. À 20 mètres du green, je manque mon coup d'approche et envoie ma balle à 3 mètres dans une flaque d'eau peu profonde. Nouveau coup de sand-wedge qui atterri à 70 centimètres du drapeau. Ce sera un nouveau bogey alors que mon frère en fait un double. Il était pourtant sur le green dès son premier coup de fer...

Me voilà donc rassuré sur ce que je suis capable de réaliser sur un parcours détrempé. Je réalise un score de +24 sur un par 30. Quand je réalise que j'ai 27 coups reçus en stableford, j'atteins même le niveau d'index 49 ! Autant vous dire que j'avais la banane pour aller boire une seconde bière.

Ne me reste plus qu'à confirmer mon niveau de jeu sur les prochaines parties et continuer à engranger de la confiance. Prochaine partie la première quinzaine de décembre les amis ? Un petit tour du côté de Sanremo peut-être ?

 

Commentaires

1. Le lundi 12 novembre 2018, 21:55 par Matt

Voilà qui fait plaisir à lire

2. Le mardi 13 novembre 2018, 08:07 par Bertrand

@Matt : Promis, j'essaierai de te démontrer tout ça début décembre. ;)
Toi aussi tu vas prendre ta branlée ! PTDR

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